La priorité est donnée : la France doit électrifier ses usages à marche forcée. « L’électrification […] est la manière la plus structurante et responsable de répondre aux conséquences de nos dépendances fossiles », a déclaré le chef de l’Etat en début de semaine, lors du lancement de « L’Equipe de France de l’électrification ».
Après la phase 1 du plan d’électrification présentée presque en catimini un vendredi soir sur le perron de Matignon, l’Elysée cette fois a voulu faire les choses en grand. Quelque 200 patrons du secteur de l’énergie étaient ainsi rassemblés dans la salle des Fêtes du palais présidentiel pour assister au discours du président. Avec un message on ne peut plus clair : la balle est désormais dans le camp des entreprises pour poursuivre la décarbonation des usages, qu’il s’agisse du déploiement des pompes à chaleur pour les particuliers, du développement de la mobilité électrique ou encore de l’électrification des procédés industriels.
« Parler d’électrification, c’est parler d’indépendance, de décarbonation et d’emploi industriel », a souligné Emmanuel Macron. Pour donner corps à son discours, le chef de l’Etat a annoncé un investissement de Stellantis à Mulhouse de plus d’un milliard d’euros supplémentaires afin de produire de nouvelles générations de véhicules électriques à partir de 2029.
Et pour convaincre les Français de passer à l’électrique, le gouvernement a également lancé une campagne de communication qui détourne une formule célèbre : « En France, on n’a pas de pétrole, mais on a de l’électricité ». De fait, nous avons exporté l’an passé plus de 90 Twh d’électricité.
Un atout stratégique que l’industrie européenne a encore du mal à s’approprier tant les investissements de départ sont colossaux pour électrifier la production. Une étude de l’Institut du développement et des relations internationales vient à point nommé lister les facteurs d’une transition réussie vers l’électrique dans l’industrie, afin de préserver la compétitivité européenne.