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Les valeurs refuges, c’était mieux avant ! Les dernières crises ont ébranlé les certitudes des investisseurs, aussi bien pour leur portefeuille obligataire que pour leurs avoirs en or. Comme victimes d’un dérèglement climatique, les anciens paradigmes n’ont plus cours. Ainsi, il ne suffit plus de suivre la vieille règle des 60-40 (60 % d’actions, 40 % d’obligations) pour équilibrer son portefeuille.
Un grain de sable s’est glissé dans la martingale qui permettait de sécuriser son patrimoine financier. Quand les crises boursières se conjuguent à une vague inflationniste, difficile de baisser les taux pour relancer la machine. L’épargnant perd alors sur les deux tableaux : sa poche actions est en berne et sa poche obligataire se déprécie à mesure que les taux d’intérêt augmentent.
Parallèlement, la valeur refuge ultime que représente le métal jaune a réalisé des contre-performances depuis le déclenchement de la guerre en Iran. Un paradoxe alors que l’aversion au risque et les bruits de bottes sont traditionnellement des atouts maîtres pour l’or.
Mais, là encore, l’inflation et les perspectives de hausses de taux sont venues jouer les trouble-fêtes. L’or ne produisant pas de revenus, les tensions sur les taux viennent peser sur le cours de l’once, les investisseurs mettant en concurrence le potentiel de rentabilité des deux actifs.
Enfin, l’une des grandes qualités de l’or, sa liquidité, peut paradoxalement se retourner contre lui. En cas d’urgent besoin de cash, par exemple pour couvrir des appels de marges lors des soubresauts des marchés actions, l’une des solutions les plus rapides est de céder ses avoirs en or. De brutales liquidations de positions peuvent avoir des effets sensibles lors des périodes de stress.
Les règles du jeu ont-elles dès lors radicalement changé ? La plupart des analystes estiment que non. Elles sont simplement plus complexes. Les stratégies doivent devenir plus fines, combinant divers segments de la classe d’actifs obligataires.Un art qui n’a pas encore été balayé par l’engouement pour les ETF. Si la gestion quantitative a fait ses preuves concernant les actions, il semblerait qu’elle soit moins pertinente sur le front obligataire.
Une allocation combinant habilement rendement et sécurité nécessite une réelle expertise. Les nouvelles valeurs refuges ne sont pas à la portée de la première IA venue.
@mcsonkin
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