| Brugnons et nectarines : ce ne sont pas des croisements !
Dans l'imaginaire collectif, le brugnon est né du résultat d'un croisement entre une pêche et une prune, tandis que la nectarine aurait vu le jour en associant une pêche et une pomme. Ces croyances sont erronées. Il ne s'agit que de mutations naturelles (dûes à des mélanges de pollen), mais les trois fruits sont originaires du même arbre, le pêcher, du latin prunus persica, ou "pommier de Perse". Cela a participé à alimenter la confusion... Un même arbre peut donner des pêches sur certains rameaux et des brugnons sur d'autres ! S'ils sont très proches, chacun a ses particularités, et il existe des astuces simples pour les distinguer. La pêche se caractérise par sa peau douce et duveteuse, c’est ce qui la différencie "physiquement" du brugnon et de la nectarine. De plus, l’acidité de la pêche est moindre comparativement au brugnon et à la nectarine, et sa saveur est plus douce. Le brugnon a quant à lui une peau bien lisse. La différence avec sa cousine la nectarine ? Il existe un moyen infaillible de les distinguer : l’adhérence du noyau à la chair. La chair de la nectarine se détache aisément du noyau, si tel n’est pas le cas, alors c’est un brugnon ! Le brugnon est par ailleurs plus rare sur les étals, car il est plus fragile que la pêche et la nectarine. Quant aux variétés... Elles répondent aux doux noms de Big Top, Big Bang, Western Red, Nectariane, Royal Pride, Royal Summer, Coraline, Royal Majestic, Turquoise, Zéphir, Magique, Emeraude, Patty, Onyx, Maura, Summer Sweet... Il existe même des pêches à chair sanguine, de couleur pourpre, ou "lie de vin", striée de blanc. Pour la petite histoire, ces pêchers étaient plantés autrefois au cœur des vignobles. En effet, ils sont très sensibles à l’oïdium, un champignon parasite. Celui-ci s’attaquant aux pêchers en priorité, on traitait alors les vignes rapidement pour empêcher sa propagation.
Mûr, pas mûr ? Reconnaître le bon abricot !
En France, on cultive l'abricot principalement en Vallée du Rhône comme l'abricot des Baronnies IGP, dans la région Gard-Crau et en Roussillon.
Chaque variété (on en compte plus de 20 en France) se pare de couleurs différentes, allant du jaune soutenu au rouge. Donc, attention aux idées reçues : la couleur rouge n’est pas un paramètre de qualité gustative, ni un indicateur de maturité. C’est simplement le signe de reconnaissance d’une variété, comme c'est le cas pour l'abricot Rouge du Roussillon AOP ;) Cette coloration prend parfois l’aspect de petites taches parsemées sur le fruit. On appelle cela le "blush". Question saveurs, il existe aussi des différences. Un Orangered, par exemple, a une saveur douce et très aromatique, alors qu’un Bergeron se caractérise par une note acidulée. Quelle que soit sa variété, un abricot mûr à point se distingue par son aspect charnu, un parfum identifiable et une chair souple au toucher.
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